Archives pour marketing

Je m’ingénie à citer des auteurs, à élever mes considérations vers des sommets philosophiques, et mon diable de geek balance que je regarde « Moundir cherche une nana ».

Arg. Mon orgueil souffre.

Que faire ? Expier ? Nier ? Me taire ? Assumer crânement ? J’ai rapidement pris la décision la plus noble et la plus honnête : rejeter l’entière responsabilité sur ma copine Virginie. C’est elle, la coupable, la tentatrice, la semeuse de troubles. Texto, les yeux dans les yeux, elle m’a dit « voilà 2 semaines que je tombe sur l’émission avec le mec mal coiffé de Koh Lanta, et franchement, c’est débile à souhait ».

Donc, tout est la faute de Virginie. Et, un soir de zapping bovin, reconnaissant la dite émission, j’ai cédé aux sirènes de la télé poubelle. C’est assez fascinant, ce mélange de vulgarité, de narcissisme, de cruauté. Malgré les errements grammaticaux, les dictions incompréhensibles, les situations grossières, j’ai regardé toute l’émission.

Et soudain, j’ai eu une révélation. J’ai compris pourquoi les émissions françaises copiées-collées des concepts américains étaient ratées. Les émissions US assument leur vacuité, et l’enduisent d’un vernis clinquant, d’un gloss trop scintillant. Et le spectateur français est abusé par ce rêve américain qui perdure, et qui laisse accroire que tout est démesuré aux US. Les émissions de l’Hexagone, issues des mêmes imaginations mercantiles, n’assument pas l’exagération ronflante, et créent un univers toc et trivial. De plus, elles ne bénéficient pas de l’indulgence accordée à l’oncle Tom.

L’émission avec Moundir en est un exemple frappant. Le pauvre barbu est dépassé par ce rôle de séducteur que nul ne pourrait lui reconnaître sans la magie trompeuse des caméras. Il fait le coq à bras, lance des regards censément langoureux, construit des phrases comme des rébus. Mais parfois, un élan de pitié me poussait presque à lui dire de ne pas se fatiguer. Et surtout d’ALLER SE FAIRE COUPER LES CHEVEUX. Je m’égare. Ses acolytes féminines, certainement castées dans les travées d’un centre commercial en faillite, ne relèvent pas le niveau. N’évoquons pas le vocabulaire. Ce serait trop facile. Les tenues semblent sortir tout droit de « Sois vulgaire et crie-le ». Quant au maquillage, il devait y avoir une grande promotion sur le fond de teint et le fard à paupières. Le geek et moi soupçonnons, de plus, une concurrente d’être un homme et avons essayé de distinguer une éventuelle pomme d’Adam. Ce qui serait, avouons –le, un concept tout à fait intéressant.

Je n’ai pas regardé une autre émission de « Tournez Moundir »depuis.

Mais j’attends avec impatience « l’Amour est dans le pré ». Je suis faible.

Le porno pour Geek

Le Geek —  2 février 2010 — 1 Commentaire

J’ai décidé de faire remonter la position de ce blog sur google en insérant, de manière subtile, des mots clefs qui font mouche : cet article parlera donc de : porno, page intérieure de magazine, ipad, Steve Jobs, macos, associé, conversion dollars / euros, et enfin compagne romantique (même si le mot romantique risque de faire chuter mes stats sur Google).

Parlons clairement : le Geek aime le porno. Le soir, il savoure une page intérieure de magazine avec délectation, tout en déclarant à sa romantique de femme : franchement, elle est pas jolie cette petite tablette ?
Oui, le porno pour Geek a été inventé par Steve Jobs : l’iphone en a été le plus bel exemple. J’ai déclaré pendant longtemps : « franchement, l’Iphone, j’en achèterai jamais. Il sert à que dalle. Moi, je garde mon vieux Nokia pourri, de toute façon, un téléphone, ça sert à téléphoner. Point barre. ».
Depuis que j’ai cédé aux sirènes du marketing, qui m’abreuvaient d’images du sublime objet (ses courbes, sa fragilité, sa couleur de peau, ses petits gadgets, son sens du tactile …), je n’ai qu’une chose à dire à propos de mon « précieux »: si vous m’enlevez mon Iphone, je me jette d’une falaise.

Et je pensais naïvement qu’une fois l’Iphone acheté, mon désir serait satisfait. Nan. Maintenant, je crache sur l’Ipad. Et je le critique vertement : « c’est de la merde, ça sert à rien. Et puis c’est quoi ce format ? Et pis, il fonctionne pas sur MacOs. J’en achèterai jamais. »

Je sais bien comment ça va finir.Et quand on sait qu’Apple a une fâcheuse tendance à confondre Dollars et Euros, ça va encore coûter un max. Et comme je suis associé à un geek, qui va acheter l’Ipad juste pour me faire râler, je vais devoir assouvir mes pulsions encore plus vite que la dernière fois.

Bref, l’analogie entre porno et matos Apple est pourrie, j’en conviens, mais si avec ça, j’ai pas des tas de commentaires et des clics en provenance de Google, et ben la prochaine fois, je cause de Microsoft et ses souris aux formes généreuses. Vous êtes prévenus.

Allez, encore un peu : porno, porno, courbes, bisous partout, Ipad.