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Lorsqu’une nouvelle société se créé, il y a beaucoup de petites joies : de nouveaux locaux, plus beaux et plus grands que les précédents, un nouveau bureau, un nouvel ordinateur, de nouveaux collègues, de nouveaux fournisseurs…

Et lorsque l’on fait partie des premiers employés, l’achat des premières fournitures nous incombe. Et donc aussi l’installation des nouveaux bureaux. C’est au cours de ce premier travail pour mon nouvel employeur que j’ai pu assister à un spectacle étonnant. A côté de cet instant magique, la reproduction des pandas chinois est une blague à toto.

Mon nouvel employeur, et ami, que je nommerai ici Maximus a emmené sa nouvelle directrice commerciale à l’église chez Apple™ pour acheter un Macbook™ dernière génération. Un petit bijou hors de prix, livré dans son emballage Apple™ (qui nécessite l’abattage de 13 sapins pour sa confection). En général, le déballage d’un objet de culte aussi puissant est un instant magique, que j’aime accomplir avec autant de recueillement qu’un prêtre célébrant l’eucharistie.

Nous rentrons dans nos nouveaux locaux, et chacun pose ses affaires dans son bureau. Comme d’habitude, je jette mes affaires dans un coin du bureau, me confectionne un Nespresso™ et me rends dans le bureau de ma collègue, dans l’espoir de la voir déballer son précieux son ordinateur.

Moi : Tu n’ouvres pas ton ordinateur ?

Ma collègue : Non, pas encore, je dois d’abord installer mon bureau.

Moi (étonné) : Euh, c’est à dire, installer ? Il te manque un câble pour la connexion au réseau ? Tu n’as pas de prise ? Tu veux le code wifi ?

Ma collègue : Non non. Je dois juste poser ça.

Et là, sous mes yeux ébahis, ma collègue sort deux énormes bougies (de la taille de cierges de pâques) de son sac à main et les pose sur son bureau. Ses yeux brillants de joie me regardent un instant, avant de replonger dans le sac pour sortir un pot à crayons rempli de stabilos de toutes les couleurs. Je ne suis pas resté plus longtemps, parce que j’ai cru voir un poster de licorne prêt à accrocher dans un coin de son bureau.

J’ai enfin compris comment les femmes colonisent les locaux.

J’ai posé ma statue de Darth Vader sur le coin de mon bureau pour me protéger. Je m’en fous, si elle allume les bougies, je mets en marche ma Lava Lamp usb.

Et … le Macbook™ était toujours emballé sur le bureau voisin quand je suis parti.

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Le mélange des genres est un style qui plait toujours. Ici, c’est d’autant plus vrai que l’on croise 3 films dans nos préférés :

Fight Club / Jane Austen (on a tous les personnages de Mademoiselle Austen) / Kill Bill (pour la musique finale).

800 000 vues et ça continue. C’est tout à fait mérité. A quand Pride and Matrix ?

Quand j’ai commencé à regarder l’émission ‘moundir et les meufs’ ou un truc dans le genre, c’était vraiment pour faire plaisir à ma Romantique. En effet, elle aime les émissions culturelles d’Arte, l’amour fleur bleue et la distinction masculine. Le principe de l’émission est simple : tu prends un faux people (Moundir), tu lui donnes en gérance une ferme avec des tas de filles dedans. Si possible bonnes. Mais des fois c’est pas possible, alors tu prends ce qui reste.
Bon. Ma romantique regardait cela, et moi, je cherchais vainement ma quinte flush royale (celle où tu peux miser ta voiture sur Direct 8 poker).
Quand cette phrase a surgi du néant télévisuel : « Ne voyez pas Moundir, l’homme de la télé, mais Moundir l’homme blessé que je suis. » Mes ambitions pokériennes se sont envolées et mon esprit a été entièrement capté par ce trou noir de l’intelligence.

Remettons les choses en situation : Moundir est entouré d’un troupeau de femelles distinguées à qui on a proposé le marché suivant : séduis le barbu par tous les moyens possibles et tu pourras choisir de vivre avec lui ou d’empocher 15 000 Euros. Mais franchement 15 000 Euros c’est bien.

Voilà. Quand il dit : « homme blessé », je pense qu’il parle de la tête. C’est pas possible. Cette phrase, désormais mythique à la maison, est une sorte de mashup infernal entre le père noël est une ordure et un roman à l’eau de rose pour adolescentes. Ce qui est remarquable, c’est qu’il est obligé en fin de phrase de signaler que l’homme blessé, c’est lui (« que je suis »). Bon ceci dit, vu le groupe de cerveaux qu’il a en face, il vaux mieux préciser les choses.

Donc, ma romantique et moi, on s’est lancés dans des discussions philosophiques du genre : pourquoi quand on lit Télérama et qu’on le dit, les gens ont une petite remarque du genre « ah bon ? » avec haussement de sourcils, du genre pourquoi tu t’infliges ça ? Et pourquoi quand on dit : j’ai regardé « Moundir à la ferme des vaches » hier, les gens répondent toujours : « ah ouais trop con, mais on a bien aimé aussi » ! On reviendra sur le sujet, parce que ma romantique et moi, on fait une sacrée paire d’intellectuels surpuissants du cerveau, que même on se demande pourquoi on perd notre jeunesse à glander alors qu’on devrait diriger le MIT.

Et moi, comme un demeuré, j’ai regardé l’émission jusqu’au bout, avec ma romantique. Elle m’a encore piégé. Et franchement, c’est bon. Surtout avec une ricoré bien chaude.`

Bien,

ma compagne romantique ayant effleuré le sujet, je vais devoir vous parler de  … poker.
En effet, le programmeur dont il est question dans le post de ma compagne s’occupe d’un logiciel shareware de suivi de résultats de poker en ligne. Bref, un logiciel qui nous montre pourquoi nous les top guns du poker ne sommes en fait que des machines à distribuer du cash aux vrais joueurs de poker.

Alors : le poker. Déjà je ne comprends pas comment ma Romantique fait pour ne pas comprendre pourquoi il ne faut jamais sous-jouer American Airlines. C’est le meilleur moyen de se faire cracker les As par un noob qui comprend rien au Holdem. Bon, je vois que vous pigez pas grand chose. C’est normal : je suis dans l’élite du poker (les top guns je vous rappelle), et vous savez tout juste jouer à la belote. Et encore, il faut vous rappeler l’ordre des cartes d’atout.

Je vais traduire : quand vous avez deux as au texas holdem et que vous êtes tout juste équipé pour jouer à des tables aux enjeux financiers microscopiques, ne faites pas le malin et attaquez comme un porc. C’est un résumé, mais c’est ça.

Revenons au notre sujet principal : le poker ET la Romantique.

Est-ce que vous trouvez normal d’essuyer une remarque alors que je mange tout en jouant un tournoi de poker avec 660 entrants ? C’est pourtant génial de pouvoir gagner sa vie tout en mangeant non ? Alors la vision de ma Romantique est la suivante : j’ai fini 20e en jouant 3h et j’ai gagné la somme extraordinaire de 5,75 $, et c’est pas à ce rythme qu’on va déménager à Vegas pour jouer tous les soirs au BIG GAME. Je suis d’accord. Mais elle oublie une chose : j’ai pourri 640 mecs sur un tournoi. Et ça, pour un geek, c’est comme du Viagra pour la fierté. C’est génial. Même si ça rapporte de quoi se payer un (petit) menu MacDo.

Et puis, avec le poker, je lis. Si si. environ 20 bouquins énormes qui m’ont coûté 5 fois ma bankroll (les sous pour le poker), et qui sont couverts de conseils un peu foireux. Du genre : n’hésitez pas à relancer fort dans une partie à 1000 dollars un peu frileuse. Je vous rappelle que je joue sur des tables à 50$ grand maximum.

La vision de ma romantique est la suivante : mon idiot (mais attachant) de Geek s’est pris de passion pour un jeu. Je vais donc l’appuyer. Sans y jouer, faut pas déconner non plus.

Et vous savez quoi ? Elle réussit parfaitement à me féliciter pour mes résultats de puceau du poker, et en plus elle écrit une nouvelle qui réussit à décrire l’esprit d’un joueur de poker sans avoir jamais joué. Si vous êtes sages et lui demandez gentiment, je suis sûr qu’elle mettra cette nouvelle sur le blog 🙂

Back in 2001

Le Geek —  15 janvier 2010 — 3 Conmmentaires

Nous sommes en Décembre 2001. La bulle internet commence à avoir mal. Mon Palm Pilot ™ est mort. Mon home cinéma crachote. Le poker en ligne est encore loin. J’ai déjà vu 50 fois Matrix et Fight Club. Mes projets web sont pourris. Bref, je m’emmerde à pleins tubes.

Décision prise avec F., mon Co worker (c’est comme ça qu’on appelle les collègues dans le monde hype de la com), d’aller faire un tour au club med des Champs Elysées.

Le monde normal ayant peur des avions (qui ont une fâcheuse tendance à ne pas atterrir) et le monde des geeks voyant l’occasion de toucher des vols en promo, sur des avions qui ont maintenant une forte probabilité de ne pas être détournés, nous nous sommes décidés à voyager loin : direction Maroc.

Nous payons chacun 2000 balles (300 euros pour les plus jeunes) pour un séjour à Marrakech tout compris, c’est la fête.

Dans ma valise : aucune technologie geekesque à l’horizon (tout est cassé, suivez un peu.) Par contre, j’emporte trois livres en cas d’ennui profond (c’est important pour la suite).

C’est l’occasion pour moi d’embarquer mes plus beaux vêtements : chaussures bateaux défoncées (hype il me semble), tee-shirts publicitaires, gel pour les cheveux, maillot de bain (acheté en 1990), et caleçons préférés (batman, spiderman et matrix).

Le voyage se déroule sans encombre, ni détournement :

F. m’explique les rudiments de l’arabe, car il a acheté le guide du routard à l’aéroport. Hop. Le casque audio de l’avion sur les oreilles.
F. commence à relire « Le seigneur des Anneaux ». Il essaye de m’enlever le casque audio pour me parler. Je résiste.
F. ouvre une cannette de jus de tomate en m’en envoyant sur le tee-shirt. Je gueule.

Tout va bien quoi.

Je ne vous décris pas l’arrivée au club med. Tout le monde a déjà vu les bronzés. Idem pour la soirée théâtre ou F. et moi, bourrés, chantons faux en play-back.

Je passe directement à mon premier séjour au bord de la piscine.
Il est tôt (14h30).
Je lis un livre.
F. drague une brune coriace.

C’est là qu’il faut suivre : je suis en maillot de bain, à l’ombre. Et je lis ‘treize jours’.

De loin, à l’abri d’un arbre, il est impossible de voir que je suis un mec infréquentable : mon bronzage montre que je crains l’oxygène et le soleil, mes bateaux fendues en deux sont une insulte au bon goût et mon livre cache mes dents de devant pas nettes.

Par contre, il semble émaner de mon ouvrage une phéromone destinée aux femmes romantiques.

Ce qui explique, en raccourcissant l’histoire quand même, que Anne soit revenue du Maroc avec moi, le geek de base, perdu dans un monde hostile. Qui ne comprend pas qu’on veuille lui parler, juste parce qu’il est le seul à lire un livre au club med.

Ceci dit, une fois habillé normalement, les dents réparées, l’haleine fraiche, et sans ordinateur sous les doigts, je suis super fréquentable.

Je vous raconterai un autre jour plus en détail comment j’ai réussi à emballer une romantique indécrottable. Pas facile pour moi, mais je ne suis pas peu fier d’être marié avec elle aujourd’hui.