Le voyage TGV parfait.

Le Geek —  18 février 2010 — 1 Commentaire

Vous réservez une place de première classe. Un peu hors de prix, mais bon, la perfection se paie.

Votre place est située sur un emplacement pour 4, et personne ne monte pour se placer à vos côtés avec un sandwich rempli de maquereaux au vin blanc accompagné de jus de tomate (private joke pour … il se reconnaîtra).

Vous avez donc la place pour étaler vos accessoires : portable, chargeur de portable, téléphone, revues (ou journaux, mais une revue de poker est géniale pour un voyage en tgv), 4 mars graisseux achetés en gare.

Pour parfaire votre voyage, les seules personnes qui ont pris place dans le wagon sont :

– des jeunes de retour d’un week-end poker – boite de nuit – curling. Ils dorment. Sans ronfler.

– une nurse autrichienne et son protégé de 4 ans à qui elle apprend à faire des mots croisés en Allemand, en consultant de temps à autre un dictionnaire. En silence.

– un étudiant en médecine shooté à la morphine : il plane dix kilomètres au-dessus du tgv et sourit béatement.

– une mamie sympa qui adore les nougats. Elle fait des mots croisés (en français). Le seul bruit qu’elle émet est fait par son crayon qui gratte le papier. Et surtout : elle vous approvisionne en nougats pendant tout le trajet. Gare aux dents.

– une femme du style d’Adriana K. qui lit un livre érotique en vous jetant des regards de feu. C’est excellent pour l’ego. Si vous êtes une femme, remplacez Adriana par Jared Letho et le livre par un recueil de poésie du 19e. Si vous aimez les femmes, gardez Adriana.

Et pour que ce voyage soit parfait, n’oubliez surtout pas un accessoire essentiel : la pince coupante. Bizarre, j’en conviens, mais je vous explique :

Dès que vous mettez les pieds dans votre wagon de rêve, un minuscule haut-parleur situé au-dessus de votre tête (à 20 cm environ) vous déverse dans les oreilles les recommandations du (de la) contrôleur(euse).
Le son est à fond et sature cette pauvre baffle. Dans le flot de paroles hurlées et lues de travers sur un vieux bout de papier, vous comprenez qu’il faut absolument couper le portable pour ne pas déranger vos voisins, et que si vous le désirez, un chef cuistot vous attend au wagon-restaurant pour vous préparer l’escalope milanaise de vos rêves.
Ce dont on se fout complètement puisque notre portable a une sonnerie magnifique, et que les mars surpassent en goût n’importe quel met italien, à part les pattes de Monica Bellucci. J’ai bien dit pattes.

Donc, à moins d’envoyer un nexus-6 (les connaisseurs apprécieront cette référence à la fin de la première version de Blade Runner , le film) à la chasse aux contrôleurs, une pince coupante fera l’affaire pour anéantir toute velléité de pourrir votre silence reposant.
Il suffit de posséder le schéma électrique du TGV situé ici (cherchez bien).

Surtout, ne réservez jamais en seconde. On m’a dit qu’il y a avait des poux, une odeur de friture et même quelques auto-entrepreneurs.
Je me refuse de toute façon à tout contact avec la plèbe depuis que j’ai le statut enviable de PDG de société (comme mon associé d’ailleurs).

Jeu : retrouvez dans ce post le mot clé en rapport avec les jeux olympiques de Toronto. C’est bon pour le ranking tout ça.

Une réponse à Le voyage TGV parfait.

  1. Gniagniagnia… t’avais qu’à pas bouger dans l’avion non plus ! 😉

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