Le mystère féminin des chaussures

La Romantique —  18 octobre 2013 — 1 Commentaire

La Romantique : Salut ! On déjeune ensemble ?

Pour conserver son anonymat, je surnommerai cette amie « Rita », en hommage à sa belle chevelure)

Rita : Euh, oui

La Romantique : Cache ta joie surtout.

Rita : En fait, ce matin, j’étais en retard, et je n’avais pas de chaussures accordées à ma tenue dans le placard …

La Romantique : … loin de moi l’idée de t’interrompre, voire de te demander le rapport avec ma question initiale, mais …

Rita : … j’y viens. Et si tu me coupes, on ne va pas s’en sortir.

La Romantique (domptée) : J’attends.

Rita : DONC. Je cherchais des chaussures noires mi-saison. Et j’ai finalement mis la main sur une paire de bottines dont je ne me souvenais absolument pas. Mais je n’avais plus le temps de réfléchir à leur provenance, je les ai enfilées, et hop, en voiture.

La Romantique : C’est fini ? Je peux me montrer impertinente ?

Rita : Tu as un fond très méchant.

La Romantique : On déjeune ensemble, ou pas ?

Rita : J’ai mal aux pieds.

La Romantique : Mais, déjà ? Je veux dire, depuis ce matin ?

Rita : En fait, entre la maison et la voiture j’avais déjà mal. Et arrête de rire.

La Romantique : Et tu en es à quel stade actuellement ?

Rita : J’envisage l’amputation.

La Romantique : On va se faire livrer des sushis. Je m’arrête de rire, et je commande.

 

Cette conversation qui pourrait paraitre superficielle à certaines âmes chagrines et masculines révèle pourtant un mystère féminin insondable.

Comment peut-on (par « on », j’entends les femmes) s’imaginer qu’une paire de chaussures qui s’est avérée aussi confortable qu’un engin de torture moyenâgeux, puisse un jour nous aller ?

Chaque femme a, un jour (de soldes, d’optimisme), acheté des chaussures qui, au bout de 3 heures d’utilisation ont transformé ses pieds en plaies sanguinolentes.

Le soir venu, cette même femme (après une visite chez le podologue) a soigneusement rangé ces coupables chaussures dans une boite, elle-même placée dans un placard, en se disant :

–       elles sont trop jolies, je ne peux pas les jeter,

–       dans 1 an, elles m’iront peut-être,

–       je les garde, on ne sait jamais.

Or, il n’y a JAMAIS de miracle. Le pied ne s’adapte JAMAIS à la chaussure, qui ne se transforme JAMAIS en pantoufle de vair.

Il n’y a pas de Prince Charmant. Il n’y a pas de Chaussures Charmantes.

Je sais. La vérité est cruelle. Mais elle est implacable. Et elle remplit nos placards.

 

Et en plus, le livreur de sushis n’est pas venu (il avait un planning de ministre)

Une réponse à Le mystère féminin des chaussures

  1. je rajouterai un détail, que par amitié tu as passé sous silence, mais qui illustre bien le problème de la bottine carcan: côté pieds, je suis plus Anastasie que Cendrillon!

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