Le dossier Damoclès, ou dossier-qui-pue

La Romantique —  6 octobre 2010 — Laisser un commentaire

Ce dossier est une plaie. Sa seule existence représente une incessante tourmente. Il est gros, inintéressant. Et plus je lui tourne autour, plus la situation empire.

Mais je n’ai aucune envie de m’y attaquer. Ne serait-ce qu’ouvrir la pochette où il se terre, est une épopée que je refuse de commencer.

Je sais. La procrastination, c’est mal. Travailler plus pour gagner plus. Ne jamais remettre au lendemain. Mon éducation judéo chrétienne. Je renie tous mes principes. Mais je n’ai pas envie.

Bon, allez, je m’y mets. Je me lance. Un appel téléphonique. Demain. Promis.

Le dossier trône sur mon bureau. Je me rembrunis à sa vue. Je m’attaque à des dossiers moins urgents. Puis je lui fais sa fête. Lundi. Je serai déjà de mauvaise humeur. Un peu plus, un peu moins.

Je finis le tri de mon bureau avant de partir 3 semaines en vacances d’été. Et il est encore là. Gros et infatué de sa personne. Je l’avais oublié. Je n’ai pas le temps. Mais à la rentrée, je m’y attèle.

Je finis de raconter mes vacances en faisant le point de mes mails et des courriers. Puis je me concentre sur ce dossier. Ce retard ne me ressemble pas. Je suis une fille consciencieuse. Je suis certaine que tout ira mieux une fois que j’en serais débarrassée. En même temps, si la hiérarchie ne me le réclame pas, c’est que l’urgence est relative. En lui tenant tête, à cet amas de problèmes juridiques sur papier, je fais preuve d’héroïsme, finalement.

Le dossier a gagné. Le directeur le veut demain.

Pourquoi moi ?

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