I love la RTM

La Romantique —  24 février 2010 — 1 Commentaire

Si l’on en croit le dernier billet de celui  à qui j’ai lié mon sort (avec contrat de mariage, quand même),  il ne voyage qu’en TGV, et considère la seconde comme un purgatoire à loosers.

Puisque le geek a sombré dans une mégalomanie capitaliste, je me dois de faire redescendre ce blog à des considérations plébéiennes, voire misérabilistes. Tout en sachant que ce genre de vocabulaire n’attirera pas un lectorat plein de LOL et de MDR.

Je prends le métro. A Marseille. Et devant vous, je vais témoigner.

Stupeur dans notre lectorat d’au moins 1.5 personnes.

Tout d’abord, on ne peut pas véritablement parler de Réseau des Transports Marseillais puisqu’il n’y a que 2 lignes. Donc, le métro marseillais.

La première fois que je l’ai emprunté, j’ai cru à un happening. J’ai hésité entre « Oh, comme c’est drôle et mignon à la fois, ils ont customisé les rames aux couleurs des Kinder Surprise » et « Non ! Ils ont tué Casimir »

Las. L’intérieur des rames du métro marseillais est bel et bien orange.

Flash back dans les années 60. Le designer RTM de l’époque, habillé d’un sous pull jaune au tissu hautement inflammable, a une révélation : « le orange est la couleur du futur ». Son patron, qui est également son beau père, mais n’y voyez là aucun népotisme, rétorque : « c’est bon ça, coco »

Le designer, dans le but évident de rendre les utilisateurs RTM épileptiques, défigure les rames de métro, puis s’en prend aux quais. Vert pomme, déclinaison d’oranges, marron caca, les couleurs assaillent les lignes du métro. Pire. La station du Vieux Port est même décorée de galets vernis, sans doute réalisés par une classe de maternelle.

Je sais. Je raconte trop bien.

Le désigner daltonien, toujours sous l’influence du concert des Pink Floyd à Pompei et de substances hallucinogènes, a alors une autre illumination : « le plastique est la matière du futur » Son patron, qui est également son beau père, mais n’y voyez là aucun favoritisme, enchaine « c’est bon ça, coco. Et en plus, c’est pas cher»

Depuis, les rames du métro marseillais sont équipées de sièges baquets en plastique marron. Orange et marron : la combinaison gagnante. Mais ces banquettes ne sont pas seulement laides. Non. Elles peuvent également nuire à la dignité, en produisant des bruits de succion du plus bel effet. Sans parler des dangers de glissade.

Le métro marseillais. Un monde de découvertes visuelles. Un univers de bruits marrants. Un retour vers le passé.

Une réponse à I love la RTM

  1. > « Puisque le geek a sombré dans une mégalomanie capitaliste »

    Tu veux dire qu’il sort trop souvent de sa province pour monter à la capitale ?

    Note, que j’ai un excellent souvenir du métro Marseillais, en août de l’an dernier, il était tôt le matin lorsqu’avec le geek nous courions (à la mode Marseillaise, hein) attraper le métro. Et là, j’ai été stupéfait : contraint de m’arrêter dans mon élan (plein de vigueur Marseillaise, faut-il le rappeler), ce qui ne se fit qu’au prix de la création d’un bouchon que seul un Parisien aurait su apprécier à sa juste valeur. Bref, je fis la découverte d’un magnifique autocollant : dans le métro Marseillais nous captons le réseau Itineris (enfin à condition de rester dans la borne offerte à cet usage).
    Bref, cela pour confirmer tes dires : le métro de Marseillais est décidément à la pointe des dernières tendances !

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