Devenir marseillais

La Romantique —  28 avril 2014 — Laisser un commentaire

Il y a 12 ans, lors de notre premier diner avec nos nouveaux amis marseillais, nous avions évoqué « Taxi » (qui, dans la mémoire collective a incarné Marseille, après « Marius » et avant « Plus belle la vie ») et l’itinéraire dudit véhicule avait été longuement critiqué par nos hôtes, révoltés par une telle gabegie géographique. Cela nous avait fait ricaner « les autochtones sont bien susceptibles sur le sujet »

Les années ont passé, et nous nous sommes adaptés à Marseille. Cela fut parfois rude (la RTM, les grèves des éboueurs, la fleur d’oranger omniprésente, l’absence totale de civisme et de discrétion) et souvent génial (les copains marseillais, le soleil, la mer, le couscous et les pizzas, les discussions dignes de Pagnol).

Nous avons accepté les règles du jeu phocéen :

– critiquer la ville, mais se jeter à la gorge du premier parisien qui la dénigre,

– parler de la « Bonne mère », et surtout pas de « Notre Dame »,

– prononcer « moinsssseu », et non pas « moins », et appliquer la règle inverse pour Cassis,

– annoncer qu’il est « et 10 » et non pas « 10h10″…

Taxi

Mais il y a 4 ans, nous eûmes une révélation. Une épiphanie. En tombant sur une rediffusion de « Taxi ». Ce fut évident (même pour la Romantique qui peut se perdre entre A et B si on la fait tourner sur elle-même) : pour aller à l’aéroport, le fameux taxi emprunte 2 fois la même passerelle, passe par le vieux port (dans la direction opposée), et emprunte la mauvaise autoroute. Insulte à l’orientation. Déshonneur sur les itinéraires. Honte à Besson.

Nous étions (presque) devenus marseillais.

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