Charlotte et moi contre le reste du monde

La Romantique —  15 mars 2011 — Laisser un commentaire

Suite à mon article d’une intellectualité sans failles, sur Jane Eyre, j’ai été victime d’une cabale moqueuse.

D’aucuns ont demandé si Russel Crowe (habillé en Gladiator) jouait dans Jane Eyre, puis, devant la négative, ont annoncé qu’ils préféreraient regarder « Fast and Furious 5 ». Le Geek a abondé dans leur sens.

D’autres se sont enquis de la taille de la poitrine de l’héroïne, conseillant même au réalisateur d’intégrer une scène de baignade nue afin d’attirer les spectateurs masculins. Le Geek a proposé Angélina Jolie dans le rôle titre.

Enfin, l’un d’eux a remis en cause l’intégrité morale de Jane Eyre ! Il a dit qu’elle n’était « qu’une fille au pair qui profite lâchement du désarroi d’un homme marié en pleine hyper-rétention glandulaire aiguë, pour le faire sombrer dans la luxure ; alors que son seul charme à elle, est d’être la seule femme disponible ! » Enfin, il a sonné l’hallali par un affreux « Oui, rétablissons la vérité, Jane Eyre est l’histoire d’une opportuniste moche qui séduit un pauvre homme égaré en manque d’affection ! »

A la lecture de cet acte ultime de traitrise, le Geek a hurlé de rire tandis que je convulsais. Le drame se nouait.

Avant de retourner pleurer, j’ai tenu à préciser à un Geek hilare que Rochester avait à sa disposition toutes les jeunes filles bien nées de la région, et qu’il avait même eu des maitresses. Ce à quoi il m’a répondu « Tu te rends bien compte que Rochester et Jane Eyre n’ont jamais existé, n’est-ce pas ? »

Solitude.

Charlotte Bronte, ma seule amie

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