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random-funny-pics-6J’aime les ordinateurs. Je sais m’en servir, mais je n’aime pas que l’on me pose cette question :

Dis-moi, j’ai une question. Je dois acheter un ordinateur. Je prends quoi ?

Le problème n’est pas la question, tout à fait légitime. Le problème est la réponse hyper frustrante :

Fixe-toi un budget et achète l’ordinateur qui correspond. Le plus joli si possible.

Et si tu es millionnaire, va dans un Apple Store.

Et vous savez pourquoi j’ai cette réponse ? Tout simplement parce qu’une personne qui ne sait pas quel ordinateur choisir rentre dans la catégorie de l’utilisateur normal : mails / surf / photos / films / jeux préinstallés. Et qui n’a donc pas besoin d’un ordinateur exceptionnel. Un peu comme moi avec les voitures : j’ai juste besoin d’un moteur, avec 4 roues. Pas d’une Veyron.

En fait, la meilleure réponse dans 95% des cas, c’est :

Achète un Ipad.

Par contre, voici les questions auxquelles j’essaye d’échapper 100% du temps.

Mon ordinateur est très lent, pourtant il est neuf. Tu sais pourquoi ?

Internet Explorer ne démarre plus. Tu sais pourquoi ?

C’est quoi un navigateur ?

Comment je fais pour brancher mon ordinateur tout neuf avec ma vieille imprimante des années 80 que je ne veux pas jeter ?

Comment on pirate les films ?

Pourquoi j’ai plein de messages inutiles dans mon mail ?

J’ai fait un site internet et j’ai plein de pages qui ne fonctionnent pas et puis je dois le déménager ailleurs et puis pourquoi il rame alors que j’ai mis que 3 Go d’images dessus et j’aimerais trop mettre un gif animé de licorne dessus pour que ça fasse hyper joli avec le requiem de Mozart en fond, mais gratuit. Je fais comment ?

J’ai piraté Photoshop. Je m’en sers comment ?

 

En fait, je vais vous expliquer comment faire pour que je réponde LONGUEMENT à la première question. Il suffit de changer un peu la question :

Comme tu es fort en informatique, et que moi je suis une pauvre femme sans défense, si ce n’est ma beauté païenne et mon décolleté aveuglant, je voudrais savoir :

Je dois acheter un ordinateur. Je prends quoi ?

Oui. Si vous êtes un homme, oubliez. Et oui, pour obtenir une réponse d’un informaticien, il faut le flatter.

 

 

 

 

Une fois n’est pas coutume, je ne parlerai pas de poésie.

Mais d’immobilier.

Mon futur nouvel employeur m’a chargé de superviser la mise en place d’un nouveau site immobilier français : transactions privées.

Transactions Privées : annonces immobilères

Vous allez me dire que la home page est super bizarre, avec son héron et ses images floutées. Mais explorez un peu plus, inscrivez-vous et vous comprendrez que ce site est génial !

Le créateur du site a un but bien précis : vous faire économiser des sous. Et le connaissant, il va y arriver. C’est sûr.

C’était la minute publicité du blog. Merci d’avoir lu. 🙂

Lorsqu’une nouvelle société se créé, il y a beaucoup de petites joies : de nouveaux locaux, plus beaux et plus grands que les précédents, un nouveau bureau, un nouvel ordinateur, de nouveaux collègues, de nouveaux fournisseurs…

Et lorsque l’on fait partie des premiers employés, l’achat des premières fournitures nous incombe. Et donc aussi l’installation des nouveaux bureaux. C’est au cours de ce premier travail pour mon nouvel employeur que j’ai pu assister à un spectacle étonnant. A côté de cet instant magique, la reproduction des pandas chinois est une blague à toto.

Mon nouvel employeur, et ami, que je nommerai ici Maximus a emmené sa nouvelle directrice commerciale à l’église chez Apple™ pour acheter un Macbook™ dernière génération. Un petit bijou hors de prix, livré dans son emballage Apple™ (qui nécessite l’abattage de 13 sapins pour sa confection). En général, le déballage d’un objet de culte aussi puissant est un instant magique, que j’aime accomplir avec autant de recueillement qu’un prêtre célébrant l’eucharistie.

Nous rentrons dans nos nouveaux locaux, et chacun pose ses affaires dans son bureau. Comme d’habitude, je jette mes affaires dans un coin du bureau, me confectionne un Nespresso™ et me rends dans le bureau de ma collègue, dans l’espoir de la voir déballer son précieux son ordinateur.

Moi : Tu n’ouvres pas ton ordinateur ?

Ma collègue : Non, pas encore, je dois d’abord installer mon bureau.

Moi (étonné) : Euh, c’est à dire, installer ? Il te manque un câble pour la connexion au réseau ? Tu n’as pas de prise ? Tu veux le code wifi ?

Ma collègue : Non non. Je dois juste poser ça.

Et là, sous mes yeux ébahis, ma collègue sort deux énormes bougies (de la taille de cierges de pâques) de son sac à main et les pose sur son bureau. Ses yeux brillants de joie me regardent un instant, avant de replonger dans le sac pour sortir un pot à crayons rempli de stabilos de toutes les couleurs. Je ne suis pas resté plus longtemps, parce que j’ai cru voir un poster de licorne prêt à accrocher dans un coin de son bureau.

J’ai enfin compris comment les femmes colonisent les locaux.

J’ai posé ma statue de Darth Vader sur le coin de mon bureau pour me protéger. Je m’en fous, si elle allume les bougies, je mets en marche ma Lava Lamp usb.

Et … le Macbook™ était toujours emballé sur le bureau voisin quand je suis parti.

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Je vous invite à cliquer sur la miniature pour prendre connaissance de cette bonne nouvelle.

Vivement qu’ils s’occupent du naze qui fait un procès à ma copro pour enlever le portail qui a été installé à grands frais il y a 6 mois.

Espérons au passage qu’ils ne me trouveront pas dans ma tanière mon bureau.

Sinon, signalons au passage une nouvelle horrible : ils ont déplacé la Grande-Bretagne.

Nous sommes allés faire un tour chez nos amis « bœufs à la menthe » le week-end dernier, et il y a eu plus de 3 jours de beau temps à la suite (et non pas dans l’année).

Les locaux s’inquiètent. Les urgences sont remplies de grands brulés. Et les rayons de crèmes solaires ont été dévalisés (ils sont à l’étage « voyages » chez Harrods).
Le ministère chargé de l’énergie a annoncé qu’il était désormais inutile de chauffer les maisons en été, ce qui est quand même une bonne nouvelle en ces temps de crise.

Notez tout de même que j’ai réussi à ramener un gigantesque rhume en souvenir.

J’adore quand, sur un trottoir étroit (et à Marseille, entre les crottes de chiens, les ordures et les travaux, ils le sont toujours), une personne pressée vous double et vous bouscule au son de « Excusez-moi »

Car, dans ce « Excusez-moi » qui claque comme une détonation, résonne en fait « tu peux bouger tes fesses et me laisser passer, espèce de cachalot, car j’ai une vie à mener, des royaumes à conquérir, une french manucure avec paillettes à me faire faire, et tu représentes un obstacle vil et répugnant sur le chemin de ma réussite »

J’aime ces moments d’intimité conviviale.

Comme dit Mickael Dundee « des millions de potes qui vivent tous ensemble, ça fait chaud au cœur« 

Don Giovanni et Looping

Le Geek —  19 juillet 2010 — 1 Commentaire

Hier, ma Romantique et moi, nous sommes allés au cinéma voir L’Agence Tous Risques. Gratuitement en plus, grâce à une de nos amies trop sympa qui nous a refourgué des chouettes billets Fox VIP. Et juste après, nous nous sommes embarqués à l’Opéra de Aix pour voir Don Giovanni.

Je vais essayer de vous raconter l’histoire :

C’est l’histoire d’un mec qui a plein de ronds et un chouette nom. Et sa passion, c’est pas le bricolage, c’est plutôt le dépucelage. Et ce gros malin ne trouve rien de mieux que se taper la fille d’el Commandatore (Donna Anna) chez son père, en ayant laissé tomber une chouette poulette du nom de Donna Elvira (calmez vous les geeks, rien à voir avec LA Elvira des films d’horreur). On comprend assez vite qu’il se jette sur tout ce qui bouge.
Il est assisté par Leporello, son serviteur, qui est un gros fourbe.

Et comme il est méchant, il est puni. Par le Commandeur, qui dans l’Opéra original (celui que je connaissais) le balance dans un gouffre sans fin. C’est dire si la fin de l’opéra est attendue : on a droit en général a des tas d’effets spéciaux, avec limite des hélicos qui attaquent Don Giovanni qui continue à hurler : « je vous emmerde tous, je suis comme je suis et je ne changerai pas ! ». Et bien là : pas du tout. Don Giovanni, il finit juste par s’écrouler comme un vieil ivrogne, dans le même décor, qui ne bouge pas de tout l’opéra. Je pense que le metteur en scène est un gros branleur. Et pour des places aussi chères, c’est pas honnête.

Alors que l’Agence Tous Risques, que nous avons vu gratuitement (encore merci xxxxx (tu te reconnaîtras)), c’est un bon film d’action qui ne lésine pas du tout sur les moyens : un char qui vole (si si), des tas de missiles, un hélico qui fait des loopings, des gros cigares fumants, et un porte containers attaqué au lance roquettes. Bon, ça manque un peu de filles aux gros seins qui courent toutes nues, mais je vais pas me plaindre, ça ferait mesquin.

Pour conclure : si vous aimez l’action, les blagues à la con, et les missions qui se déroulent sans accrocs, n’allez pas voir Don Giovanni, vous risquerez d’être déçus. Allez voir L’Agence Tous Risques !! Et puis Futé est beaucoup plus drôle que Don Giovanni.

Je me sens souvent seule. Si si.

Autant dans les livres et les films, l’héroïne solitaire est un concept charmant, autant dans la vraie vie c’est embêtant voire embarrassant. Je me promène en effet rarement dans de grandes plaines verdoyantes en contemplant l’infini, le visage caressé par les pans de mon chapeau de paille.

Le hasard veut que les gens que j’aime le plus ne me comprennent absolument pas, voire tournent en dérision les objets de mon admiration.

•    Je vénère Jane Austen. Et un soir, lors d’une conversation avec le Geek (qui partageait ma vie depuis 4 ans) et ma meilleure amie (depuis 12 ans) j’ai découvert qu’ils pensaient tous deux que Jane Austen avaient écrit Jane Eyre. Ils rient toujours de mon désarroi.
Conclusion : personne ne m’écoute.

•    Je connais Jane Eyre (écrit par Charlotte Brontë, bande d’ingrats) par cœur. Je collectionne donc les adaptations télévisuelles de ce chef d’œuvre (si, c’est un chef d’œuvre), avec une affection particulière pour celles de la BBC.
Conclusion : les vendeurs de Virgin et de la Fnac ignorent avec des yeux vides mes demandes absconses de feuilletons de 1982, et le geek demande quand sort « Jane Eyre va à la plage »

•    Je pleure devant les films, les reportages, les dessins animés (j’ai beau savoir que le tigre de Ice Age n’est pas vraiment mort, je sanglote à chaque fois). Une vraie chiffe larmoyante. A l’inverse, le geek et mes amies ont subi très tôt une ablation totale du canal lacrymal.
Conclusion : je porte des lunettes de soleil en sortant du cinéma à 23 heures.

•    Je suis une monomaniaque : qu’une chanson, un livre, un film me plaisent, et je peux les repasser indéfiniment sans me lasser. C’est ainsi que ma meilleure amie vomit une chanson de Duran Duran, et que le geek fait de l’eczéma devant « le Dernier des Mohicans ».
Conclusion : je me cache honteusement pour écouter « je fais de toi mon essentiel »

Bon. Je vais aller relire le passage où Jane Eyre explique à Rochester qu’elle l’aime mais qu’elle doit partir.

La gouaille

La Romantique —  22 avril 2010 — 1 Commentaire

Trop facile.

Le geek a juste mis en ligne (ou posté quand on speak le fluent geek) une vidéo, et hop, contribution faite. De surcroit, il peut désormais se targuer d’avoir mis en valeur cette vidéo avant le buzz interplanétaire.

Seul hic pour la Romantique et les autres ignares de son espère (j’aime bien parler de moi à la 3ème personne, ça flatte mon ego), j’ai loupé les ¾ des références aux jeux représentés dans la vidéo. Du temps de ma folle et prime jeunesse (oui, j’ai été jeune, même si je passais déjà la majeure partie de mon temps dans les livres) je n’ai en effet approché une manette que le temps d’une partie de Duck Hunt. Pas la peine de vous décrire le but du jeu, la réponse est contenue dans l’énoncé.

Ainsi donc, le geek fait le choix de la facilité, voire de la fainéantise. Comment répondre ? Quel coup d’éclat pourrait mettre en exergue ma supériorité ?

1 – Parler de Jane Austen ? Trop risqué. Je ne veux pas attirer un lectorat fanatique et complètement évaporé qui brode, fait de la peinture sur galets en expliquant que le célibat est un choix, et que Darcy n’est peut être pas loin,

2 – Evoquer ma vision géopolitique du moment, et la place de l’eau dans les conflits actuels ? Périlleux. Ma réflexion est si fine, si révolutionnaire, que je devrais donner des conférences all over the world, et je n’ai pas le temps (j’ai l’unique saison de Pushing Daisies à visionner)

3 – Faire part de mes colères ? Trop long. Je déteste quasiment tout le monde : ceux qui râlent en attendant le bus, ceux qui disent « voire même », « cents euros » même quand cent est au singulier, « moi personnellement je », j’en passe car je risque d’arracher les touches de mon clavier avec mes dents.

Puis, j’ai su. La gouaille marseillaise. Source intarissable de bons mots et de rires. La gouaille parisienne a suffisamment été illustrée par Audiard et portée par Gabin pour devenir un sujet classique. Et je pense sincèrement que la faconde marseillaise a pris le pas sur sa capitale ancêtre, loin des expressions surannées d’un Pagnol de cartes postales.

La gouaille marseillaise mêle des mots vulgaires « putain, fais chiiiiier », abscons « y a dégun ici », des expressions imagées « autant pisser sur un balai », le tout sur un rythme inégal, parfois accéléré « nonmaisjelecroispastulevoispaslefeuvertespeced’ensuquédemesdeux » ensuite ralenti « à moooooaaaaaa tu me dis ça ? ». Les répétitions sont également de mise afin de souligner l’importance du propos « à moooooaaaaaa tu me dis ça ? à moooooaaaaaa tu me dis ça ? », répétition dont l’effet dramatique est souligné par la sollicitation de témoins extérieurs à l’affaire « tu le crois que lui, il me dit ça ? non mais tu le crois ? », sachant qu’aucune réponse n’est attendue.

Le volume doit être sonore, et inversement proportionnel à l’intérêt de la discussion. De même, le visage valorise, par force mimiques, les paroles, mimées en même temps par des mains dramaturges. Surtout, cette faconde est souvent drôle, et démontre un à propos et une vivacité d’esprit, qui rendent certaines conversations dignes de représentations théâtrales.

Qu’est-ce qu’un Geek ?

La question m’a été posée par une amie, visiblement ignorante du monde merveilleux des technologies.

Pour exposer mon raisonnement et l’étayer d’exemples concrets (thèse, anti thèse synthèse), je n’ai eu qu’à observer mon exemplaire conjugal, et son geek-pote.

Comment nait-on Geek ?

C’est une prédestination, un chemin tout tracé. Un jour, entre l’enfance et l’adolescence, le futur geek (le plus souvent de sexe masculin) aperçoit un halo lumineux. Il s’avance, et pénètre dans une énorme pomme, ou s‘engouffre dans une fenêtre magique. Dés lors, il n’est plus le même. Son langage change, son teint devient blafard, il fuit les hommes pour se consacrer à sa nouvelle divinité, et passe des heures à taper des lignes incompréhensibles sur un clavier devenu autel et un écran qui rayonne comme une icône profane.

Il a été choisi par une force supérieure (vous noterez l’allusion subtile à Star Wars) et respectera son destin informatique. Il n’appartient plus tout à fait au genre humain. Il est un geek désormais. Un destin difficile et tortueux, qu’il honorera, chevalier fier et méconnu.

La guerre des Geeks

Elle est terrible et fait rage depuis des décennies. Entre les adorateurs d’Apple et les adeptes de Windows, le mépris est constant, la haine palpable. Saint Steve contre Bill One.

Néanmoins, force est de constater que les chevaliers de la Pomme rallient à eux de nouveaux fidèles, sans cesse plus nombreux. Ils édifient des Apple « Churches », pardon « Centers », dans les capitales du monde, et soumettent leurs croyants à de dispendieux pèlerinages où des sommes inouïes (en € et/ou $) sont consacrées à l’achat de la dernière invention divine.

Ces religions ont ceci de commun qu’elles imposent un sacrifice total de la vie sociale, voire amoureuse, la maîtrise parfaite de langages codés qui permettent aux adeptes de se reconnaître, le choix d’une vie nocturne plutôt que diurne, un budget colossal consacré aux objets religieux. Enfin, le commandement fondateur doit être respecté :

le dernier logiciel/gadget/écran /téléphone/tablette, tu achèteras, ou excommunié, tu seras.

Dans le prochain poste, je vous apprendrai à reconnaître un geek grâce à une description plus précise de ses perversions et autres habitudes déviantes.

Chouette teasing, non ?

I love la RTM

La Romantique —  24 février 2010 — 1 Commentaire

Si l’on en croit le dernier billet de celui  à qui j’ai lié mon sort (avec contrat de mariage, quand même),  il ne voyage qu’en TGV, et considère la seconde comme un purgatoire à loosers.

Puisque le geek a sombré dans une mégalomanie capitaliste, je me dois de faire redescendre ce blog à des considérations plébéiennes, voire misérabilistes. Tout en sachant que ce genre de vocabulaire n’attirera pas un lectorat plein de LOL et de MDR.

Je prends le métro. A Marseille. Et devant vous, je vais témoigner.

Stupeur dans notre lectorat d’au moins 1.5 personnes.

Tout d’abord, on ne peut pas véritablement parler de Réseau des Transports Marseillais puisqu’il n’y a que 2 lignes. Donc, le métro marseillais.

La première fois que je l’ai emprunté, j’ai cru à un happening. J’ai hésité entre « Oh, comme c’est drôle et mignon à la fois, ils ont customisé les rames aux couleurs des Kinder Surprise » et « Non ! Ils ont tué Casimir »

Las. L’intérieur des rames du métro marseillais est bel et bien orange.

Flash back dans les années 60. Le designer RTM de l’époque, habillé d’un sous pull jaune au tissu hautement inflammable, a une révélation : « le orange est la couleur du futur ». Son patron, qui est également son beau père, mais n’y voyez là aucun népotisme, rétorque : « c’est bon ça, coco »

Le designer, dans le but évident de rendre les utilisateurs RTM épileptiques, défigure les rames de métro, puis s’en prend aux quais. Vert pomme, déclinaison d’oranges, marron caca, les couleurs assaillent les lignes du métro. Pire. La station du Vieux Port est même décorée de galets vernis, sans doute réalisés par une classe de maternelle.

Je sais. Je raconte trop bien.

Le désigner daltonien, toujours sous l’influence du concert des Pink Floyd à Pompei et de substances hallucinogènes, a alors une autre illumination : « le plastique est la matière du futur » Son patron, qui est également son beau père, mais n’y voyez là aucun favoritisme, enchaine « c’est bon ça, coco. Et en plus, c’est pas cher»

Depuis, les rames du métro marseillais sont équipées de sièges baquets en plastique marron. Orange et marron : la combinaison gagnante. Mais ces banquettes ne sont pas seulement laides. Non. Elles peuvent également nuire à la dignité, en produisant des bruits de succion du plus bel effet. Sans parler des dangers de glissade.

Le métro marseillais. Un monde de découvertes visuelles. Un univers de bruits marrants. Un retour vers le passé.