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Hier soir, alors que nous dînions chez des amis et discutions de sujets infiniment plus passionnants que l’ecotaxe™, Mr Blanc (je lui donne un pseudo afin de cacher son identité) me supplia de lui révéler ma recette de l’i-œuf à la coque.

Comme je ne peux rien refuser au Grimpeur Fou, voici donc ma recette.

Ingrédients :

  • 1 iphone
  • 1 œuf
  • 1 casserole
  • de l’eau
  • un feu
  • une Romantique allongée sur le canapé avec un gros livre
  • de la mayonnaise
  • 1 torchon

Mode d’emploi (chez le geek, la recette est un mode d’emploi)

  • Remplissez la casserole avec l’eau.
  • Allumez le feu sous la casserole.
  • Regardez un épisode de Game of Thrones en attendant que l’eau bout.
  • Une fois l’épisode fini, allez remettre de l’eau dans la casserole et nettoyez toute cette buée sur les placards de la cuisine avec le torchon.
  • Cette fois-ci, restez devant le feu à attendre que l’eau bout.
  • Quand l’eau bout, plonger l’œuf dedans.
  • Cherchez votre iphone pour mesurer 3 mn 1/2 avec la fonction minuteur de ce fleuron de la téléphonie Apple™
  • Au bout d’une minute, vous avez normalement retourné tout l’appartement et crié sur la Romantique pour trouver ce p…n de téléphone de m….e, avant de vous apercevoir que vous l’avez sûrement oublié au bureau.
  • Retournez vite au bureau le chercher. Si vous êtes moi, votre bureau est à 5 minutes à pied de chez vous. Chanceux va !
  • Fouillez votre cloaque bureau. Vous retrouvez l’iphone et déclenchez le minuteur.
  • Profitez-en pour imprimer ce fichu billet d’avion pour le lendemain.
  • Arrêtez la sonnerie de l’iphone.
  • Rentrez chez vous.
  • Ignorez dignement la remarque de la Romantique.
  • Éteignez le feu sous la casserole et nettoyez toute cette buée sur les placards de la cuisine avec le torchon.
  • Enlevez la coquille de l’œuf.
  • Coupez le en deux dans le sens de la longueur.
  • Posez un tortillon de mayonnaise sur chaque moitié.
  • Dégustez votre i-œuf mimosa. (c’est en fait la version 2 de l’i-œuf à la coque).

Prochaine recette secrète : les spaghettis maison.

 

 

Je vous invite à cliquer sur la miniature pour prendre connaissance de cette bonne nouvelle.

Vivement qu’ils s’occupent du naze qui fait un procès à ma copro pour enlever le portail qui a été installé à grands frais il y a 6 mois.

Espérons au passage qu’ils ne me trouveront pas dans ma tanière mon bureau.

Sinon, signalons au passage une nouvelle horrible : ils ont déplacé la Grande-Bretagne.

Nous sommes allés faire un tour chez nos amis « bœufs à la menthe » le week-end dernier, et il y a eu plus de 3 jours de beau temps à la suite (et non pas dans l’année).

Les locaux s’inquiètent. Les urgences sont remplies de grands brulés. Et les rayons de crèmes solaires ont été dévalisés (ils sont à l’étage « voyages » chez Harrods).
Le ministère chargé de l’énergie a annoncé qu’il était désormais inutile de chauffer les maisons en été, ce qui est quand même une bonne nouvelle en ces temps de crise.

Notez tout de même que j’ai réussi à ramener un gigantesque rhume en souvenir.

Ce peuple nordique se conforme strictement au Code de la Route en vigueur.

Pour une marseillaise, c’est déroutant.

Dans ma douce ville, chaque automobiliste est un psychopathe avide de sang et de chocs latéraux. Le verbe haut, l’insulte coordonnée au changement de vitesse, le marseillais poursuit de sa hargne et de son klaxon chaque piéton. Il méprise ostensiblement les panneaux (réservés aux étrangers) et ignore les feux rouges (installés pour ceux qui ne connaisseent pas le coin) .

Or, à Stavanger, à peine pose t’on l’ongle du gros orteil sur le passage clouté que les voitures stoppent net. Mieux : une ligne de 5 voitures équivaut, pour les autochtones, à un bouchon insupportable. Une expérience de la Quatrième dimension.

Ils sont bizarres quand même, ces gens du Nord.

Disons le tout net : j’adore Christopher Nolan.

Il fait des films beaux, mais un brin compliqués. Le premier que j’ai vu de lui est Memento. Je lui dois des nuits blanches. Du jour où je l’ai vu, je n’ai pas arrêté de penser à la construction ingénieuse de l’ouvrage. On part d’une histoire simple avec un personnage qui n’a pas de mémoire immédiate. On monte l’histoire à l’envers par séquences de 10 minutes. Et on met un pauvre spectateur devant (moi). On le prend en otage et on le force à regarder la suite. C’est même pas ingénieux. C’est carrément pervers. Mais …. j’adore. C’est un putain de tour de manège. On sort sonné comme à la fin d’un tour de grand huit géant.

The Dark night ensuite : la suite de Batman Begins, qui était comme une intro (histoire assez simple, très bien filmée). On continue avec une histoire qui a un sens, mais avec des acteurs fantastiques (bon, surtout Heath Ledger en Joker habité). Pour faire plaisir à la romantique, je dirais que Christian Bale était plutôt bien aussi. Dark quoi 🙂

Bon : passons au gros morceau.

Prenons une histoire assez peu conventionnelle : un homme a l’habitude avec son équipe de cambrioler l’esprit des gens. Bon, déjà, le concept est assez chaud. Il faut endormir la personne, la faire rentrer dans un rêve (pas le sien, celui d’un architecte) et ensuite … et merde, j’ai déjà oublié.

Je suis comme ça. Je me laisse porter par l’histoire, je savoure chaque seconde, et je fais confiance au réalisateur pour me fournir les explications à la fin du film.

Autant vous prévenir tout de suite. Si vous aimez savoir ce qui se passe à la moindre seconde d’un film, vous risquez de souffrir. Ce film est un labyrinthe géant. Mais que les murs sont beaux, bordel. On a envie de regarder les décors (bon, sauf la scène d’action interminable dans la neige. Là, je me suis vraiment emmerdé), de faire le touriste quoi. Prendre son temps. Le film dure très longtemps, ça tombe bien.

Alors voilà ce qui se passe : on voit le film. On s’éclate. Et quand ça se termine, ça fait l’effet Mulholland Drive.
Comment vous décrire ? C’est comme une sorte de besoin irrépressible de se connecter à internet de manière urgente pour trouver des explications à tous les coups tordus que nous fait le scénariste/réalisateur. Ce salopard construit une histoire avec des tas de détails partout destinés à nous orienter vers une fausse piste. Comme un magicien : regarde mes grands gestes pendant que je mets des trucs dans ta poche. C’est parfaitement dégueulasse. Tricheur ! Et moi je fais comment pour connaître tes trucs ? Hein ? Je ne dors plus. Je me ronge les ongles en pensant : mais pourquoi Cobb joue tout le temps avec cette toupie ? Et pour quoi le vieux Japonais il est super vieux à la fin du film ? Et pourquoi ….  AAAAaaaaaahhhhhhh !! Inception !! Sort de mon esprit !!

Je le savais. On m’avait prévenu : tu vas voir, c’est top. Un peu compliqué mais top.
Les amis qui m’ont conseillé de le voir (Cédric, je t’en veux à mort) sont des salauds : ils ne veulent pas être les seuls à être drogués. Parano moi ? Pas du tout.

Le mal « Mulholland Drive effect » a infecté la moitié de la planète.

Une fois le film vu , je me suis jeté sur mon ordinateur pour taper « explication inception ». Je vous conseille d’essayer de taper cela dans google. Pourquoi ? Parce qu’avec Google, les résultats s’affichent au moment où on tape les mots, mais surtout Google nous suggère les mots suivants.

A peine j’avais commencé à taper « explication » que inception apparaissait juste derrière. Ce qui veut dire que la moitié de la planète a déjà tapé cela.

Et là vous me dites : non, seulement les gens qui parlent français. Et je vous dis : non. La moitié de la planète. J’ai essayé que l’anglais et le français. J’ai pas que ça à faire non plus. Je dois m’occuper de nettoyer tout le bazar que j’ai mis dans l’appart, car ma Romantique est partie en Norvège (quelle folie de me laisser seul à l’appart – c’est un coup à avoir des problèmes 🙂  )

Voici donc les captures d’écran de google en action.

En conclusion : Christopher, tu peux pas nous laisser tranquilles ? Non. C’est plus fort que toi.

Il faut que quelqu’un paie : ce sera la Romantique qui sera obligée de voir le film avec moi (qui l’ai déjà vu). Elle subira mes petites remarques du genre : « regarde bien là, c’est important« , « attention, ça va péter » etc … On va s’engueuler. Elle va me frapper (ce que je comprends tout à fait). Je me mettrai à chialer comme une fille en disant : mais c’est la faute à Christopher. Je finirai ma vie tout seul comme un vieux japonais (ça, c’est pour ceux qui ont vu le film).

Bon, on va oublier le visionnage avec la Romantique. Too dangerous. On va plutôt revoir Despicable Me. C’est trop cool.

Note du rédacteur : je m’interdis de relire cet article, j’ai peur de me faire peur.

Note numéro deux : regardez Inception. Je le veux. Ensuite appelez moi pour discuter de tous les détails.

Le mélange des genres est un style qui plait toujours. Ici, c’est d’autant plus vrai que l’on croise 3 films dans nos préférés :

Fight Club / Jane Austen (on a tous les personnages de Mademoiselle Austen) / Kill Bill (pour la musique finale).

800 000 vues et ça continue. C’est tout à fait mérité. A quand Pride and Matrix ?

Comme je suis un gros geek qui se respecte, j’ai acheté un zoli jeu pour ma PS3 (achetée par ma Romantique) : Blur.

Pour résumer : c’est une course de voitures tunées, avec comme petit truc en plus : des bonus. On peut, grâce à ceux-ci, déglinguer les voitures de nos concurrents. Le genre de truc utile dans les rues de Marseille. Mais là, ça serait la guerre dans notre belle cité.

Je pense que vous vous foutez complètement du jeu, et vous avez raison.

Ce qui est beaucoup plus intéressant, c’est la musique des crédits du jeu. Vous reconnaitrez beaucoup : The Ecstasy of Gold. Le morceau de bravoure instrumentale du film ‘le bon, la brute et le truand’.

Ecoutez moi ça !

[audio:http://www.ageekwithaview.com/wp-content/uploads/blur-credits.mp3|titles=blur-credits|autostart=no]

Vous voulez trop le mp3 ? No problem !

Plus fort encore : la vidéo promo qui est faite avec la même musique …

[hana-flv-player
video= »http://www.ageekwithaview.com/wp-content/uploads/BlurAttract_1.flv »
width= »600″
height= »337″
description= »Vidéo promo de BLUR »

autoplay= »false »
loop= »false »
autorewind= »true »
more_3= »showplayer=autohide&playeralpha=0&showplayer=autohide » /]

Ce WE, le Geek et moi avons donc larvé devant la 1ère saison de Pushing Daisies (achetée pour 3 francs six sous, vu que personne ne connait cette série)

A cette occasion, et face au Geek qui vous enjoint à rejoindre notre maigre confrérie, je dois néanmoins vous confesser une réalité qui fait froid dans le dos, et qui a bouleversé notre conception du monde.

Dés que le Geek et moi tombons d’accord pour porter une série aux nues,

elle est annulée / déprogrammée / amputée.

Je pense ici à Boomtown, Eli Stone, Dirt, et bien évidemment Pushing Daisies.

Je ne souhaite donc à aucun producteur de recevoir une lettre enthousiaste de notre part. Car le temps des épisodes lui est alors compté.

Le Geek et la Romantique : les cavaliers de l’Apocalypse-Annulation.

note personnelle au geek : tu as osé faire un billet sur une blonde bombasse? je vais cramer ton Mac, et tu sauras pourquoi. quelle bonne idée.

Alors, aujourd’hui, la pensée philosophique du geek est la suivante : le piratage, c’est bon, mangez-en. Mais l’achat de dvd, blue-rays, bds et livres est aussi conseillé pour la santé mentale.

Pourquoi pirater alors ? Parce que quand vous traînez vos souris sur des forums subversifs du genre : jaimelamule.com (au lieu d’aller sur gourdasse.com), vous êtes amenés à rencontrer des gens fantastiques du genre : « j’adore les films de Kevin Smith, et je vous donne un lien de téléchargement ». Si vous n’aviez pas vu ce post, vous n’auriez jamais découvert deux perles du cinéma américain : Clerks et Clerks II. Comment décrire ces deux films ? En vous montrant deux captures d’écran.

La première capture nous montre nos deux héros en pleine discussion philosophique à propos de l’étoile noire de l’épisode 6 de Star Wars.

La seconde capture … issue de Clerks II, je vous laisse imaginer le pire.

Pour résumer : le piratage va vous permettre de découvrir des perles, que vous n’auriez pas trouvées dans les rayons de la FNOUC.

Et pour finir : deux liens :

ClerksClerks II

Après ce post rapide, je pense pondre un magnifique article sur notre récent voyage aux USA. Et sur la manière de perdre 500$ au poker, sans hurler.

Je m’ingénie à citer des auteurs, à élever mes considérations vers des sommets philosophiques, et mon diable de geek balance que je regarde « Moundir cherche une nana ».

Arg. Mon orgueil souffre.

Que faire ? Expier ? Nier ? Me taire ? Assumer crânement ? J’ai rapidement pris la décision la plus noble et la plus honnête : rejeter l’entière responsabilité sur ma copine Virginie. C’est elle, la coupable, la tentatrice, la semeuse de troubles. Texto, les yeux dans les yeux, elle m’a dit « voilà 2 semaines que je tombe sur l’émission avec le mec mal coiffé de Koh Lanta, et franchement, c’est débile à souhait ».

Donc, tout est la faute de Virginie. Et, un soir de zapping bovin, reconnaissant la dite émission, j’ai cédé aux sirènes de la télé poubelle. C’est assez fascinant, ce mélange de vulgarité, de narcissisme, de cruauté. Malgré les errements grammaticaux, les dictions incompréhensibles, les situations grossières, j’ai regardé toute l’émission.

Et soudain, j’ai eu une révélation. J’ai compris pourquoi les émissions françaises copiées-collées des concepts américains étaient ratées. Les émissions US assument leur vacuité, et l’enduisent d’un vernis clinquant, d’un gloss trop scintillant. Et le spectateur français est abusé par ce rêve américain qui perdure, et qui laisse accroire que tout est démesuré aux US. Les émissions de l’Hexagone, issues des mêmes imaginations mercantiles, n’assument pas l’exagération ronflante, et créent un univers toc et trivial. De plus, elles ne bénéficient pas de l’indulgence accordée à l’oncle Tom.

L’émission avec Moundir en est un exemple frappant. Le pauvre barbu est dépassé par ce rôle de séducteur que nul ne pourrait lui reconnaître sans la magie trompeuse des caméras. Il fait le coq à bras, lance des regards censément langoureux, construit des phrases comme des rébus. Mais parfois, un élan de pitié me poussait presque à lui dire de ne pas se fatiguer. Et surtout d’ALLER SE FAIRE COUPER LES CHEVEUX. Je m’égare. Ses acolytes féminines, certainement castées dans les travées d’un centre commercial en faillite, ne relèvent pas le niveau. N’évoquons pas le vocabulaire. Ce serait trop facile. Les tenues semblent sortir tout droit de « Sois vulgaire et crie-le ». Quant au maquillage, il devait y avoir une grande promotion sur le fond de teint et le fard à paupières. Le geek et moi soupçonnons, de plus, une concurrente d’être un homme et avons essayé de distinguer une éventuelle pomme d’Adam. Ce qui serait, avouons –le, un concept tout à fait intéressant.

Je n’ai pas regardé une autre émission de « Tournez Moundir »depuis.

Mais j’attends avec impatience « l’Amour est dans le pré ». Je suis faible.

Quand j’ai commencé à regarder l’émission ‘moundir et les meufs’ ou un truc dans le genre, c’était vraiment pour faire plaisir à ma Romantique. En effet, elle aime les émissions culturelles d’Arte, l’amour fleur bleue et la distinction masculine. Le principe de l’émission est simple : tu prends un faux people (Moundir), tu lui donnes en gérance une ferme avec des tas de filles dedans. Si possible bonnes. Mais des fois c’est pas possible, alors tu prends ce qui reste.
Bon. Ma romantique regardait cela, et moi, je cherchais vainement ma quinte flush royale (celle où tu peux miser ta voiture sur Direct 8 poker).
Quand cette phrase a surgi du néant télévisuel : « Ne voyez pas Moundir, l’homme de la télé, mais Moundir l’homme blessé que je suis. » Mes ambitions pokériennes se sont envolées et mon esprit a été entièrement capté par ce trou noir de l’intelligence.

Remettons les choses en situation : Moundir est entouré d’un troupeau de femelles distinguées à qui on a proposé le marché suivant : séduis le barbu par tous les moyens possibles et tu pourras choisir de vivre avec lui ou d’empocher 15 000 Euros. Mais franchement 15 000 Euros c’est bien.

Voilà. Quand il dit : « homme blessé », je pense qu’il parle de la tête. C’est pas possible. Cette phrase, désormais mythique à la maison, est une sorte de mashup infernal entre le père noël est une ordure et un roman à l’eau de rose pour adolescentes. Ce qui est remarquable, c’est qu’il est obligé en fin de phrase de signaler que l’homme blessé, c’est lui (« que je suis »). Bon ceci dit, vu le groupe de cerveaux qu’il a en face, il vaux mieux préciser les choses.

Donc, ma romantique et moi, on s’est lancés dans des discussions philosophiques du genre : pourquoi quand on lit Télérama et qu’on le dit, les gens ont une petite remarque du genre « ah bon ? » avec haussement de sourcils, du genre pourquoi tu t’infliges ça ? Et pourquoi quand on dit : j’ai regardé « Moundir à la ferme des vaches » hier, les gens répondent toujours : « ah ouais trop con, mais on a bien aimé aussi » ! On reviendra sur le sujet, parce que ma romantique et moi, on fait une sacrée paire d’intellectuels surpuissants du cerveau, que même on se demande pourquoi on perd notre jeunesse à glander alors qu’on devrait diriger le MIT.

Et moi, comme un demeuré, j’ai regardé l’émission jusqu’au bout, avec ma romantique. Elle m’a encore piégé. Et franchement, c’est bon. Surtout avec une ricoré bien chaude.`